Je me souviendrai toujours de la première fois que j’ai entendu parler du travail de doula. J’étais enceinte de 12 semaines, dans un cours de yoga prénatal. À la fin du cours, une femme un peu hippie est venue nous parler de ses services d’accompagnement à la naissance. À ce moment, la seule chose qui me traversait l’esprit, c’est que c’était donc ben étrange d’avoir une inconnue présente à son accouchement!
Moi, j’étais certaine d’une chose, je voulais vivre ce moment en intimité avec mon conjoint et je ne comprenais même pas pourquoi c’était un besoin. Je me repasse ça aujourd’hui et je suis morte de rire. La vie est bien faite. Quand on pense avoir tout compris, une curve ball nous attend toujours dans le détour.
La réalité, c’est que la naissance de mon premier fils s’est passée tout sauf dans l’intimité. Des inconnus dans notre bulle, il y en a eu plus que je ne me souvienne. Mon médecin n’était pas de garde. Pendant ces 23 heures de travail, nous aurons croisé 2 médecins, 4 ou 5 infirmières, 2 stagiaires, 2 anesthésistes et plusieurs autres personnes desquelles j’ai eu semi conscience. Tout le monde dans cette équipe avait un rôle. Une chorégraphie bien articulée dans un système organisé au quart de tour. Mais, il manquait quelque chose…
Il manquait une présence rassurante, une personne de confiance. Une gardienne de notre espace, de notre expérience. Une personne neutre qui comprend la physiologie de la naissance, la pertinence de la douleur, les interventions, le système. Une personne pour nous guider dans cette expérience, pour me rappeler que je peux transcender mes limites.
Cette personne, c’est une doula. Cette femme un peu hippie, j’y ai repensé souvent en postnatal. Aurait-elle pu faire une différence? Chose certaine, je suis en partie contente qu’elle n’y ait pas été, car cette expérience m’a fait cheminer vers le travail que je fais maintenant.
La vie est drôlement faite.
Jamais en 100 ans, je n’aurais pu croire que je deviendrais doula.
Et oui, je pourrais assurément vous sortir des statistiques…
51% de réduction de césarienne, 365 moins de recours à la médication, 71% moins d’instrumentation, 25% d’accouchements plus courts, mais les chiffres c’est si peu pour expliquer la différence que cette présence rassurante peut apporter.
Au final, la doula est LA SEULE professionnelle que vous avez le luxe de choisir pour être à vos côtés pendant votre grossesse, votre accouchement et votre postpartum. C’est une personne empathique, expérimentée avec une foule de connaissances en périnatalité, mais surtout, une femme pour laquelle le seul et unique rôle est de vous offrir du soutien et de marcher à vos côtés pendant ce grand passage vers la parentalité.
Aujourd’hui, je suis fière de dire que je suis doula, je travaille avec des femmes extraordinaires qui ont un seul objectif : Rendre l’expérience d’enfantement plus douce pour toutes les familles qu’elles accompagnent.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur la différence que peut apporter une doula à votre expérience d’enfantement? Visitez votre foire aux questions.


