LA question ! Celle qui semble être sur toutes les lèvres. On ne s’inquiète pourtant jamais du sommeil des autres en temps normal. La nuit, on dort. Point final. Pas de débat, pas de préoccupations. Mais dès qu’il s’agit de nouveaux parents et de leurs bébés, l’obsession du sommeil devient un vrai sujet de société !
L’entrée dans la parentalité s’accompagne d’un manque de sommeil inévitable. On le sait, on pense s’y préparer, mais quand la fatigue commence à s’accumuler, on comprend pourquoi tout le monde nous disait de « profiter du sommeil » tant qu’il en était encore temps. Comme si le sommeil pouvait se cumuler dans un compte épargne !
La vérité, c’est que cette transition est difficile, impossible de l’enjoliver. Devenir parent rime avec fatigue physique, et souvent intense. Mais, au-delà de la fatigue, l’avalanche d’opinions sur le sommeil des bébés rend cette période encore plus éprouvante. Autrefois, les nouveaux parents étaient soutenus par une communauté ; aujourd’hui, ils doivent composer avec des jugements à la pelle.
_ »Ah ouin, tu le laisses dormir dans ton lit ? »
_ »S’il s’endort au sein, il n’enchaînera jamais ses cycles de sommeil. »
_ »Oui, il a besoin de proximité, mais il doit apprendre à dormir seul. »
_ »Dors quand bébé dort ! »
« As-tu essayé le bruit blanc ? Sa chambre est bien sombre ? Non mais VRAIMENT sombre ? Si tu ne trébuches pas en sortant, ce n’est pas assez noir. »
Mais comment naviguer dans cette mer de conseils et de « solutions » magiques ?
La clé : s’entourer d’un réseau bienveillant et apprendre à fixer des limites. Ce n’est pas facile, mais voici un exemple de ce à quoi ça pourrait ressembler :
_- « Est-ce que bébé fait ses nuits ? »
_- « Pas encore ! (En même temps, c’est quoi faire ses nuits ? 6h, 8h, 12h ?) »
_- « Oh, tu dois être épuisé ! »
_- « Oui, un peu. »
_- « Vous avez essayé (insérer XYZ ici) ? Nous, ça a marché ! »
– « Je suis vraiment contente que ça ait fonctionné pour vous ! Non, on n’a pas encore essayé ça, mais on apprend à connaître notre bébé et on est confiants que notre sommeil s’améliorera bientôt. Ce qui nous aide vraiment ? Les repas déjà prêts ! Ça fait une grande différence dans notre quotidien. »
Le manque de sommeil fait grimper le cortisol et réduit nos facultés cognitives, c’est prouvé. Mais ce qui n’a pas de sens, c’est qu’un ou deux adultes seulement s’occupent du bébé, chacun chez soi. Historiquement, les humains ont élevé leurs enfants en communauté, et c’est là que l’absence de soutien actuel pèse lourd. On a remplacé le réseau de soutien par des balançoires, des moniteurs, des machines de bruit blanc… et une course à l’enfant qui « fait ses nuits ».
Et si on remplaçait cette obsession par une culture de soutien aux nouveaux parents ?
Et si, au lieu de demander si bébé fait ses nuits, on demandait : « Comment vivez-vous cette transition vers la parentalité ? »
Et si, plutôt que d’offrir des conseils non sollicités, on proposait une aide concrète ?
Peut-être que le sommeil des bébés ne serait plus un tel sujet de discussion.
En attendant, nous restons présents pour accompagner les parents avec des informations probantes, respectueuses de leurs valeurs. Pour en savoir plus sur nos services de consultation en sommeil, c’est juste ici !


